Myopathie des ceintures avec déficit en FKRP

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La dystrophie musculaire des ceintures de type R9 (LGMDR9) ou 2I (LGMD2I) est une maladie autosomique récessive causée par des anomalies dans le gène FKRP, localisé sur le chromosome 19 et codant la protéine FKRP (Fukutin-Related-Protein). La protéine FKRP participe à la stabilité et la résistance du tissu musculaire. Elle agit sur un des élément-clé de la liaison entre les cellules musculaires et leur environnement, l’alpha-dystroglycane.

Les mutations du gène FKRP provoquent des atteintes allant de légère, avec un début tardif comme les LGMDR9, à une forme plus précoce, plus sévère et plus rare de dystrophie musculaire congénitale (CMD), incluant le syndrome de Walker-Warburg et la maladie muscle-œil-cerveau (MEB), avec des anomalies cérébrales et oculaires. La LGMDR9 est une maladie hétérogène dont l’âge d’apparition varie entre la petite enfance et le début de l’âge adulte. La maladie est caractérisée par une détérioration rapide et une perte de la mobilité à l’adolescence ou plus tard à l’âge adulte. Elle peut s’accompagner de détresse respiratoire et/ou de symptômes cardiaques.

La myopathie des ceintures avec déficit en FKRP est particulièrement fréquente dans le Nord de l’Europe, mais est universelle et fait très probablement partie des myopathies des ceintures les plus fréquentes (ORPHA:34515).

À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique pour la LGMDR9.

 

Le laboratoire Généthon est leader dans le domaine de la recherche concernant la dystrophie musculaire des ceintures de type R9. Plusieurs travaux scientifiques du laboratoire dystrophies progressives ont fait la preuve de principe montrant qu’un traitement par thérapie génique est susceptible de stopper l’évolution de la maladie. Les résultats de ces travaux sont fondamentaux en vue de développer un produit pour traiter les patients atteints de cette pathologie.

Aujourd’hui, ce projet se trouve en phase de développement préclinique afin d’évaluer l’efficacité et la sécurité du produit avant d’administrer pour la première fois ce traitement chez l’homme.

Parallèlement, Généthon a lancé en 2019 une étude d’histoire naturelle dans trois pays (Danemark, France et Grande-Bretagne) afin de mieux connaître la maladie.