Immunodéficience Sévère Combinée liée au chromosome X (SCID-X1)

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Le déficit immunitaire combiné sévère dont la transmission est liée au chromosome X (DICS-X ou SCID-X1) se caractérise par des infections sévères et récurrentes, parfois léthales, débutant dès les premiers mois de vie, associées à une diarrhée et un retard staturo-pondéral. Les infections peuvent être virales, bactériennes ou fongiques. Après vaccination, il est possible d’observer une infection disséminée au BCG.

La maladie touche essentiellement les garçons qui, s’ils ne sont pas traités, décèdent généralement vers l’age de 1 an. L’étude de leur système immunitaire révèle une lymphopénie avec absence de lymphocytes T et de cellules NK alors que les lymphocytes B sont présents en nombre normal ou supérieur.

La maladie est due à une anomalie du gène IL2RG codant pour la chaîne gamma commune à plusieurs récepteurs d’interleukines qui sont des facteurs de croissance pour les lymphocytes. Cette maladie a une incidence de l’ordre de 1/200 000 naissances.
La greffe de moelle osseuse est le seul traitement actuel de ce déficit immunitaire sévère, toutefois, des risques importants sont liés à cette procédure (réaction du greffon contre l’hôte, prise d’immunosuppresseurs).

Pour les patients sans donneur compatible, la thérapie génique basée sur la correction de CSH autologues représente un espoir majeur.
Plusieurs essais de thérapie génique ont déjà été réalisés. Le transfert de gène dans les cellules souches hématopoïétiques du patient semble représenter une alternative thérapeutique prometteuse pour cette maladie. Toutefois, certains aspects restent à améliorer notamment pour obtenir une correction de l’immunité humorale, pour améliorer la sécurité des vecteurs et pour faciliter leur développement pharmaceutique.

Le projet de Généthon est de développer un vecteur lentiviral sécurisé permettant d’exprimer une forme optimisée du gène IL2RG dans les cellules souches et le système immunitaire des patients.
Ce projet est mené en collaboration notamment avec les équipes de l’Institut Imagine de l’hôpital Necker-Enfants Malades (Paris) et de celles de l’Institute of Child Health (Londres).