Rencontre avec Guillaume Corre, ingénieur de recherche et bioinformaticien à Généthon

En quoi consiste le métier d’ingénieur de recherche-bioinformaticien à Généthon ? Voici le portrait de Guillaume Corre, collaborateur de Généthon qui exerce cette profession au sein de l’équipe Immunologie et biothérapies.

Peu après des études de biologie, l’arrivée à Généthon

Guillaume Corre fait son entrée à Généthon en tant que stagiaire en 2008, dans le cadre d’un master de Biotechnologies à l’université de Bretagne-Occidentale : « Ma formation comportait une grande part de thérapie génique, et un étudiant de la promotion précédente avait fait son stage à Généthon donc j’ai saisi l’opportunité et postulé à mon tour. » Master en poche, il poursuit ses études avec un doctorat en biologie rattaché à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes ; là encore, c’est à Généthon qu’il réalise sa thèse. Voilà donc plus de dix ans que Guillaume évolue à Généthon.

Une double casquette : recherche et bioinformatique

La bioinformatique* n’était pas sa vocation première : « Initialement, j’ai une formation en biologie. Mais pour réaliser ma thèse, j’ai eu besoin de développer de nouvelles compétences, par exemple pour faire des analyses informatiques, des analyses de données. » C’est ainsi que, par la pratique, il s’est formé à la bioinformatique.

A Généthon, il a deux casquettes. Une partie de son activité est consacrée à la recherche en laboratoire, l’autre partie relève plutôt du service. Guillaume conseille et assiste les équipes de Généthon, notamment en matière d’analyses et de développement informatiques. Cela lui permet d’être en relation avec de nombreux collaborateurs : « Je suis dans une équipe académique et je suis aussi en lien avec la direction du développement clinique donc c’est riche, on aborde des sujets intéressants au travers d’activités variées. »

« Je suis attaché à l’aspect associatif »

Pour Guillaume, les valeurs de Généthon et son statut d’association sont des éléments cruciaux : « Je suis attaché à l’aspect associatif et à la proximité avec l’AFM, une association de patients. Les missions et les objectifs ne sont pas les mêmes que dans une structure privée classique. » C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles il fait toujours partie de l’aventure aujourd’hui, avec cette agilité qui caractérise le laboratoire. « Quand j’ai commencé, mon activité était plutôt axée sur la recherche fondamentale, aujourd’hui on fait beaucoup de recherche appliquée. » L’état d’esprit initial reste quant à lui inchangé : « On a tous le même objectif : trouver des traitements pour les maladies rares. C’est un but concret, valorisant mais aussi un défi de taille. Les attentes sont grandes et nous sommes redevables vis-à-vis des patients et de tous ceux qui financent nos recherches. »

*La bioinformatique est un champ disciplinaire au croisement de l’informatique et des sciences de la vie. Elle désigne les activités de manipulation, stockage, visualisation et analyse des très nombreuses données générées par ces sciences (biologie, épidémiologie, biochimie…).

En savoir plus