Historique

1990-1992
Généthon I – Les cartographes du génome humain
1993-1996
Généthon II – Les découvreurs de gènes
1997-2002
Généthon III – Les pionniers de la vectorologie
2003-2007
Généthon IV – Les pionniers des essais chez l’homme
2008-2016
Les pionniers des médicaments de thérapie génique
Aujourd’hui
Les innovations technologiques

Généthon I – Les cartographes du génome humain

J. Weissenbach, I. Chumakov, D. Cohen et J. Dausset

J. Weissenbach, I. Chumakov, D. Cohen et J. Dausset

 

Durant cette première période, Généthon s’est illustré par la diffusion en exclusivité mondiale de la première cartographie du génome humain. Cette carte, offerte sans contrepartie à la communauté internationale en 1992, a permis d’accélérer de six années le grand séquençage du génome humain.

Trois programmes majeurs ont été menés à Généthon :

  • la carte physique sous la direction de Daniel Cohen,
  • la carte génétique sous la direction de Jean Weissenbach
  • et l’inventaire des transcrits des cellules musculaires et nerveuses sous la direction de Charles Auffray.

Le 18 septembre 1992, Généthon publie dans Cell la première carte physique couvrant la moitié du génome humain.

Le 1er octobre, Généthon publie dans Nature la première carte d’un chromosome, le chromosome 21.

Le 29 octobre, le laboratoire publie dans Nature les premiers marqueurs de la carte Génétique (814 marqueurs).

Ces trois premières mondiales établiront la réputation de ce laboratoire exceptionnel et placeront la France au 1er rang de la génétique mondiale.

Généthon II – Les découvreurs de gènes

Généthon II prend la suite de Généthon I pour exploiter, au bénéfice des malades, les réalisations en cartographie du génome humain et accélérer la localisation et l’identification des gènes de maladies génétiques.

Les échantillons accumulés par la banque de cellules et les capacités de collecte pour de nouvelles pathologies offrent le matériel biologique nécessaire pour ce travail. Que ce soit à travers ses propres équipes, à travers la mise à la disposition des cartes du génome ou de sa plateforme de service pour les équipes extérieures, Généthon a ainsi participé à la recherche des gènes impliqués dans plusieurs centaines de maladies génétiques héréditaires.

En 1996, l’Etat français prenant le relais du séquençage et du génotypage, Généthon réoriente son activité vers le transfert de gène thérapeutique.

Généthon III – Les pionniers de la vectorologie

La mission de Généthon III est la mise au point des outils pour délivrer les gènes-médicaments.

Sous la direction scientifique d’Olivier Danos, Généthon se consacre à la recherche, au développement et à la production de vecteurs de thérapie génique, vecteurs AAV (adeno-associated virus) et vecteurs rétroviraux et lentiviraux.

Son premier objectif est de mettre à disposition de l’ensemble de la communauté scientifique, des vecteurs de qualité destinés aux études précliniques sur l’animal.

Le second est de développer des procédures optimisées pour la production de vecteurs pour l’Homme.

Au final, Généthon III a produit 3 000 lots de vecteurs utilisés pour des travaux pré-cliniques dans le cadre du réseau GVPN (Gene Vector Production Network).

Généthon IV – Les pionniers des essais chez l’homme

Les avancées réalisées dans la compréhension des maladies génétiques rares ainsi que dans le développement des vecteurs de thérapie génique conduisent Généthon à mettre en place différents programmes précliniques. Parallèlement à une importante activité de recherche, se mettent en place les différentes structures qui permettront la mise en œuvre d’essais cliniques chez l’Homme.

En 2004, nouvelle première mondiale de Généthon : Olivier Danos et Luis Garcia réussissent à restaurer la dystrophine dans les muscles des membres d’un modèle murin de la dystrophie musculaire de Duchenne par saut d’exon (Science, 3 décembre 2004).

En 2005, son site de production des vecteurs selon les normes BPF est labellisé par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Il devient un Etablissement de Thérapie Génique et Cellulaire.

En 2006, Généthon IV est autorisé à lancer son premier essai de thérapie génique pour la gamma-sarcoglycanopathie. A la même époque, deux autres essais sont en préparation pour la myopathie de Duchenne et le syndrome de Wiskott-Aldrich.

Les pionniers des médicaments de thérapie génique

Etapes de production d’un médicament de thérapie génique

Au fil des années, Généthon est devenu capable d’amener un traitement potentiel jusqu’à son essai chez l’Homme. Généthon met ses compétences au service des projets de thérapie génique développés dans ses laboratoires ou portés par des équipes extérieures.

Dès 2005, Généthon a disposé de ses propres capacités de production de fabrication de vecteurs de thérapie génique selon les normes des Bonnes Pratiques de Fabrication et en 2013 Généthon ouvre un nouveau centre de production, Généthon BioProd, autorisé à produire en tant qu’Etablissement Pharmaceutique, pour multiplier les essais cliniques menés en France ou à l’international dans le plus strict respect de la réglementation des produits pharmaceutiques.

Le 2 novembre 2016, L’AFM-Téléthon et le fonds SPI, géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir, créent YposKesi, le premier acteur industriel pharmaceutique français dédié à la production de médicaments de thérapies génique et cellulaire pour les maladies rares

Ce nouvel acteur a pour ambition la mise à la disposition des malades des premiers traitements et leur commercialisation à un prix juste et maîtrisé, conformément à l’engagement de l’AFM-Téléthon et à la stratégie d’intérêt général qui caractérise ses fondateurs.

Généthon BioProd et ses équipes ont intégrés YposKesi. A terme, YposKesi comprendra trois bâtiments de production de produits de thérapies génique et cellulaire.

Les innovations technologiques

Prélèvement d’un échantillon de culture cellulaire en suspension en bioréacteur

Aujourd’hui, Généthon mène seul ou en partenariat avec des équipes d’excellence internationales plusieurs projets de développement de thérapie pour plusieurs maladies rares, touchant les muscles, le système immunitaire, le sang, le foie et la vision.

En 2012, Généthon a reçu le Prix Galien France de la Recherche Pharmaceutique pour ses traitements innovants en thérapie génique, et a été ainsi le premier laboratoire associatif lauréat de ce prix prestigieux.

En 2015, Généthon a été désigné lauréat du Concours Mondial de l’Innovation 2030.