Dystrophie musculaire de Duchenne (microdystrophine)

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La dystrophie musculaire de Duchenne (DMD) est la plus fréquente des maladies neuromusculaires de l’enfant. Elle touche à la naissance un garçon sur 3500 et résulte d’une mutation ou d’une délétion dans le gène de la dystrophine, situé sur le chromosome X. La non-expression ou l’expression d’une dystrophine très anormale génère une fragilité de la fibre musculaire, ayant pour conséquence une destruction accélérée du tissu musculaire. Cela se traduit par des déficits musculaires généraux, progressifs, irréversibles et graves. La perte de la marche intervient généralement entre 10 et 13 ans et l’assistance respiratoire devient nécessaire à partir de l’adolescence. L’atteinte du muscle cardiaque met en jeu le pronostic vital. La dystrophie musculaire de Duchenne frappe chaque année en France 150 à 200 nouveaux jeunes garçons.

Aujourd’hui, Généthon pilote, avec l’Institut de Myologie (Paris) et Atlantic Gene Therapies (Nantes), en collaboration avec le Professeur George Dickson de l’université de Londres (Royal Holloway) un programme basé sur l’utilisation d’un vecteur AAV (Adeno Associated Virus) portant le transgène codant pour une microdystrophine.
Du fait de la très grande taille du gène de la dystrophine (ou gène DMD), il ne peut pas être techniquement envisagé d’insérer l’ADN complet de la dystrophine dans ce type de vecteur.
La stratégie thérapeutique consiste donc à apporter un gène codant une forme raccourcie et fonctionnelle de cette protéine (micro- ou mini-dystrophine).

La production de cette protéine micro-dystrophine dans les muscles du malade permettrait de traiter l’ensemble des patients atteints de dystrophie musculaire de Duchenne.