Amyotrophie spinale infantile

Recherche Phase pré-clinique Phase I ou I/II  

Les amyotrophies spinales sont des maladies neuromusculaires rares. Elles se caractérisent par une dégénérescence des cellules nerveuses de la partie avant (dite « corne antérieure ») de la moelle épinière et de la partie basse du cerveau (tronc cérébral) qui commandent le mouvement aux muscles : les motoneurones périphériques. Les fibres musculaires ne survivent pas à la disparition de leur innervation. La diminution du nombre de fibres musculaires entraine un manque de force et une fonte musculaire (amyotrophie).
Il existe plusieurs formes d’amyotrophie spinale d’origine génétique qui sont classées en 3 groupes selon les muscles atteints : les amyotrophies spinales proximales, les amyotrophies spinales distales et les amyotrophies bulbo-spinales. Les amyotrophies spinales proximales ont la particularité de toucher en premier les muscles des membres les plus proches du tronc (muscles proximaux), comme les muscles des épaules et les muscles des hanches.

La forme la plus fréquente d’amyotrophie spinale proximale est celle liée aux anomalies détectées dans le gène SMN1 (SMA), localisé sur le chromosome 5. Il en existe plusieurs types (de I à IV) selon l’âge de début de la maladie et l’importance du déficit de force musculaire.

Le type I, forme aiguë de SMA, est le plus sévère. Il se déclare à la naissance ou avant l’âge de 6 mois, et se manisfeste par une hypotonie et un déficit moteur sévères et étendus aux quatre membres et au tronc. Le décès survient généralement dans les deux premières années par insuffisance respiratoire.
Il n’existe pas de traitement curatif à ce jour pour ces affections qui touchent un nouveau-né sur 6 000.

Aujourd’hui, Généthon développe, avec l’Institut de Myologie (Paris), une thérapie génique pouvant suppléer l’absence de cette protéine SMN chez les bébés atteints d’amyotrophie spinale de type I.
La preuve de principe de l’efficacité d’une stratégie de thérapie génique basée sur l’administration d’un vecteur AAV (Adeno Associated Virus) portant la séquence du gène Smn1 humain a été obtenue dans un modèle murin de SMA type I par l’équipe du Dr. Martine Barkats (Institut de Myologie-INSERM UMR 974, Paris) (Dominguez et al., Hum Mol Genet 2010).
Ces travaux, encore au stade préclinique, cherchent à déterminer la meilleure voie d’administration du produit de thérapie génique possible en vue d’essais cliniques chez l’homme.